état des lieux

Traduction et constitution de nouveaux champs des savoirs en langue arabe
Mohamed-Sghir JANJAR
29 Avril 2010
Le monde arabe n’est pas la seule aire culturelle ou géopolitique qui doit faire face à la nécessité vitale de traduire les savoirs modernes produits en Europe et en Amérique du nord dans les temps modernes. Le Japon, la Chine, l’Inde comme la Corée du Sud se sont attelés à cette tâche tout au long du XXe siècle. Plus récemment encore, et suite aux grands bouleversements politiques survenus à la fin du siècle dernier, les anciens pays du bloc soviétique se sont mis à traduire massivement les classiques occidentaux. Des pays musulmans comme la Turquie ou l’Iran font face au même défi.
La question posée aujourd’hui aux pays arabes (élites intellectuelles, universités, centres de recherche, fonds et programmes de traduction, éditeurs, etc.) est comment esquisser la sortie de la situation présente que Richard Jacquemond avait résumée en une phrase lapidaire, exprimant tout le malaise arabe en la matière : « On traduit toujours trop peu, trop tard, jamais les livres qu’il faudrait traduire, et jamais comme il le faudrait » ?

Quelle place des auteurs arabes dans les bibliothèques françaises ?
Quelle est la place des auteurs arabes dans les bibliothèques françaises? Quelles sont leurs politiques d’acquisition en la matière ? Quels sont les choix effectués pour la mise à disposition des fonds, et quels sont leurs enjeux ? Ce sont à ces questions que le séminaire et le débat public organisés le 7 novembre 2009 à la Bibliothèque de l’Institut du monde arabe par Transeuropéennes, la Bibliothèque de l’Institut du monde arabe et le ministère de la culture et de la Communication a tenté de répondre.


