Les évènements

Sixième Forum subversif : L'utopie de la démocratie


After waves of protests in the past few years—from North Africa, the Middle East and New York to Frankfurt, Madrid, London, Athens, Bucharest, Sofia, Zagreb and other parts of Europe—whose goal was to force the ruling structures to act in the interest of the general public, it is difficult to determine whether any actual breakthroughs were achieved, apart from the rise of a new political subject – active citizens committed to true democracy and social justice. At the heart of all these uprisings are expressions of a wish for a real democracy, which have been seemingly absorbed by the ruling elites with almost no consequences for the established power relations. A serious discussion about political and utopian potentials of democracy is more necessary than ever.

What is actually un-democratic in systems that call themselves democracies, and how does one build a true democracy? Is democracy an unattainable or an achievable utopia? Is this utopian inspiration a prerequisite for any emancipatory struggle? Following these questions, as well as taking into account current social and political developments, the 6th Subversive Festival, under the general theme The Utopia of Democracy, will take place from May 4-18 in Croatia’s capital Zagreb.

The programme of the 6th Subversive festival features more than 300 participating activists, authors, writers, intellectuals, civil society actors, film directors and artists from the region and the entire world and is organized into several separate programs:

Subversive Film Festival (May 4-12) boasts more than 50 thought-provoking films. This year’s standout is the official competition that offers a selection of recent European and world live action and documentary films thematically connected to the theme of the Festival, the Utopia of Democracy. The Film Festival opens with the Eastern European premiere of the Festival’s special guest Sophie Fiennes’s documentary The Pervert’s Guide to Ideology. Another special guest of the Festival is triple Oscar-winning director Oliver Stone who will present his documentary series The Untold History of the United States, participate in a round table with Tariq Ali as well as in a “late night conversation” with the audience.

Subversive Forum (May 7-18), a series of events on the most pressing political issues of today, includes the following conferences:

- Peace Forum (May 7),

- Austerity, Green/d Economy and the Struggle for Democracy (May 8),

- Nationalism, Neoliberalism and the Left Perspectives (May 9),

- Commoning the Future (May 15),

- The Enlargement of Post-Democratic Europe (May 16),

- The European Left and the Global Crisis of Capitalism (May 17).

A special programme of the Subversive Forum is the 2nd Balkan Forum (May 12-14), a platform for alternative social and political mobilizations that will gather more than 50 progressive movements, organisations and actors from across post-socialist Balkans. The Balkan Forum will be dedicated to the following 6 themes: democratization and participation, workers’ struggles, sex and class equality, new economic models, common and public goods, and media and the public sphere.

Subversive Book Fair, as well as public readings and book promotions, will host a conference Subversive Literature (May 10-11) dedicated to the question of “engagement today” that will be debated by regional and international writers, including Karl-Markus Gauss, Christos Chrissopolous, David Van Reybrouck, Andrej Nikolaidis, Ivana Sajko, Aleš Debeljak, Selvdin Avdić, Daša Drndić and John Ralston Saul.

Evening conferenceThe Utopia of Democracy” traditionally hosts the most relevant contemporary critical thinkers. Some of this year’s speakers include Slavoj Žižek, Silvia Federici, Chantal Mouffe, Bernard Stiegler, Susan George, Maurizio Lazzarato, Yanis Varoufakis, Franco Berardi Bifo, Tariq Ali, Erik O. Wright, and Costas Douzinas. The conference also aims to open a discussion with progressive political leaders and will host a debate with Alexis Tsipras and Slavoj Žižek, as well as a key-note lecture by Bolivian vice-president Alvaro Garcia Linera and a discussion on the experiences of Latin American Left with Aleida Guevara, Cuban writer, activist and daughter of Ernesto Che Guevara.

In addition to the programme, the Subversive Festival will host a two-day meeting of Joint Social Conference: Urgently Needed, Maybe Possible – A Broad and Unitary European Social Movement  (May 10-11), that brings to Zagreb more than 150 organisations and movements from across Europe.

This year the Subversive Festival once again will offer a space for serious political, social and cultural analysis aimed at questioning and finding alternatives to challenge and change local and global power relations. By raising complex questions and tackling them through various and even opposing perspectives, the Subversive Festival has built a wider international community but also an ever-growing regional audience. It has been recognized as the main regional partner of international organisations and movements such as the World Social Forum, AlterSummit (Joint Social Conference), Attac, the World Forum for Alternatives and Transform Europe and it actively cooperates with Rosa Luxemburg Stiftung and Heinrich Böll Stiftung.





Atelier de réflexion

"Traduire la mémoire, traduire l’histoire du temps présent"

Lundi 28 janvier 2013

Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc, Rabat

 

En 2010 et 2011, Transeuropéennes et la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures ont réalisé conjointement un Etat des lieux de la traduction dans la région euro-méditerranéenne, publié courant 2012. Il s’agit d’une initiative sans précédent menée à bien grâce à un réseau de partenaires : la Fondation du Roi Abdul-Aziz, Casablanca, Banipal, Londres ; CEVBIR, Istanbul ; le Conseil européen des Associations de Traducteurs Littéraires (CEATL), Bruxelles ; la Escuela de Traductores de Toledo ; la Fondation Next Page, Sofia ; le Goethe Institut, Le Caire ; l’IndexTranslationum (UNESCO) ; l’Institut français du Proche-Orient ; l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM/MMSH), Aix-en-Provence ; Literature Across frontiers, Manchester ; l’Università degli studi di Napoli l’Orientale, Naples. Ce projet a bénéficié notamment du soutien de la Fondation Anna Lindh et du ministère de la Culture et de la Communication, et de l’appui de l’Institut français.

L’Etat des lieux propose une approche radicalement nouvelle, puisqu’il se penche sur la chaîne de la traduction, c’est-à-dire l’ensemble des acteurs engagés dans le processus : auteurs, traducteurs, éditeurs, libraires, bibliothécaires, critiques, organismes de soutien. Il est fondé sur des analyses quantitatives (avec des données chiffrées jusque-là inexistantes) et qualitatives. Il éclaire le rôle crucial de la traduction des savoirs en sciences humaines, des littératures, du théâtre, dans le développement d’une interculturalité, tout en mettant en lumière les nombreuses questions qu’elle pose en termes économiques, culturels, politiques. Au-delà des constats, l’Etat des lieux porte une vision politique de la traduction, au sens de la construction du commun, et pose les jalons d’un programme euro-méditerranéen de nature structurante, dont l’un des points focaux est la traduction des sciences humaines et sociales.

En réponse à cet état des lieux et à ses recommandations pour développer des liens de coopération dans le domaine de la traduction des sciences humaines et sociales, Transeuropéennes, la Fondation du Roi Abdul Aziz, à Casablanca, la Casa Arabe, à Madrid  et plusieurs autres partenaires ont décidé d’initier un Projet coopératif pour la traduction des sciences humaines et sociales dans la région euro-méditerranéenne, en partenariat avec la Fondation Anna Lindh. Il s’agit d’un réseau autonome de consultation, de débat et de coopération destiné à jeter les bases de chantiers de traduction cohérents et de long terme. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’atelier de réflexion « Traduire la mémoire, traduire l’histoire du temps présent », à Rabat, le 28 janvier 2013, co-organisé avec la Fondation du Roi Abdul-Aziz et la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc, en association avec l’Institut des sciences sociales du politique (Nanterre). Il se propose d’éclairer les processus culturels et politiques en cours pour penser la mémoire et l’histoire du temps présent et d’établir les corpus pertinents à mettre en traduction, dans une logique de coproduction de savoirs et de contribution au débat de société.

 

Argumentaire et programme 

Les bouleversements politiques que connaissent de nombreux pays de la rive sud de la Méditerranée s’accompagnent de grands débats de société sur la démocratie, la citoyenneté, les droits de l’Homme et la place de la religion dans le dispositif social et politique. Et à l’instar de ce que produisirent, dans un passé récent, les deux vagues de démocratisation au Sud et à l’Est de l’Europe, on assiste, au sud de la Méditerranée, à l’irruption de la mémoire, avec l’irrésistible montée en puissance de ses diverses expressions et revendications. Ce fut le cas en Algérie avec le « Printemps berbère » et le processus de réconciliation qui a suivi la décennie noire (guerre civile algérienne entre 1991 et 2002). C’était aussi le cas du Maroc où l’efflorescence de discours mémoriels de la fin du règne de Hassan II, déboucha sur les solutions institutionnelles élaborées par l’Instance Equité et Réconciliation. Par ailleurs, la demande d’une justice transitionnelle dans les pays (Tunisie, Egypte, Libye..) se trouvant au cœur de la dynamique du « Printemps arabe » réactualise la problématique de la mémoire et de ses usages socio-politiques et historiques.

En effet, dans plusieurs pays de la région se posent, avec la chute de régimes autoritaires dont certains se sont maintenus depuis plus de quarante ans, des questions lancinantes relatives au passé récent : que faire d’un passé chargé de crimes, d’oppression et de violations graves des droits de l’Homme ? Quelle attitude adopter vis-à-vis de ces temps douloureux : s’en souvenir collectivement ou les oublier définitivement ? Faut-il faire toute la vérité sur ce passé au risque d’entretenir les divisions et d’alimenter les conflits ou faut-il chercher la réconciliation et œuvrer pour la fondation d’un nouveau pacte politique ? Et si l’amnésie sert, dans l’immédiat, l’impératif d’une transition tranquille, ne risque-t-elle pas, à terme, de ré-ouvrir blessures du passé ? En quoi les luttes pour la justice et la vérité pourraient-elles constituer le terreau fertile d’une conscience citoyenne capable d’empêcher de nouvelles dérives autoritaires ?

Les transitions politiques, au sud de la Méditerranée, font face à la forte demande d’une « politique de mémoire ». De leur côté, les historiens qui, pendant longtemps, s’en sont méfiés, se voient obligés, à présent, de déterminer leur pratique historienne par rapport à ce fait social massif qu’est devenue la mémoire dans le nouveau contexte politique. On se demande si la prise en compte de la dimension mémorielle, ne risque-t-elle pas de modifier le traitement des objets historiques ? Comment se saisir, en historien, des problématiques mémorielles, sans se départir de sa liberté critique ? Quelles sont les démarches appropriées pour investir les débats sociaux autour de la mémoire, sans les endosser ni les alimenter, tout en contribuant à éclairer leurs enjeux ? Comment définir les fonctions sociales de l’histoire et celles de la mémoire dans le contexte particulier du « Printemps arabe » ?

Même si nous ne pouvons pas fournir des réponses satisfaisantes à toutes ces questions, nous souhaitons les examiner avec les regards croisés de chercheurs maghrébins et européens. Et nous formulons l’hypothèse que l’effort gagnera en efficacité et en profondeur, si nous nous saisissons de telles problématiques sous l’angle de la traduction.

En effet, le récent Etat des lieux de la traduction dans la région euro-méditerranéenne a pointé les immenses déficits de traduction qui prévalent aujourd’hui dans cette région, une ignorance largement partagée sur ce qui se pense, ce qui se débat, dans les sociétés. En montrant que la production et la circulation des œuvres de sciences humaines et sociales sont affectées par ce déficit et que les conditions d’égalité dans l’échange entre chercheurs des deux rives ne sont pas réunies, l’Etat des lieux a souligné la nécessité de travailler de manière concertée à des chantiers de traduction collectifs sur des problématiques identifiées comme urgentes et d’intérêt commun. C’est à cette fin que la Plateforme coopérative pour la traduction des sciences humaines et sociales en Méditerranée a été créée, et qu’elle développe, en partenariat avec la Fondation Anna Lindh, un programme de traduction en deux volets : « traduire la citoyenneté », « traduire la mémoire, traduire l’histoire du présent ».

 

En 2009, a été publié au Liban la traduction arabe du grand ouvrage de Paul Ricoeur, La Mémoire, l’Histoire et l’Oubli qui reprend philosophiquement, les interrogations majeures des historiens contemporains. D’autres textes fondamentaux, d’Europe et d’ailleurs,devraient faire l’objet de traduction arabe et contribueraient à l’approfondissement des débats internes aux sociétés de la rive sus-méditerranéenne. Par ailleurs, certains travaux d’historiens et intellectuels du Sud mériteraient d’être reçus et lus dans des langues européennes. Ils apporteraient un nouvel éclairage sur les processus politiques et culturels en cours et permettraient une meilleure intelligibilité de sociétés en pleine mutation.

L’atelier du 28 janvier 2013 qui aura lieu au siège de la Bibliothèque nationale (Rabat) sera une première étape préparatoire en vue d’organiser un colloque international (au milieu de l’année 2013), dont le principal objectif est d’enclencher une dynamique intellectuelle de traduction inter-méditerranéenne, axée sur les problématiques de l’histoire et de la mémoire.

L’atelier du 28 janvier, auquel participeront des historiens, des philosophes, des politologues et des documentalistes marocains, tunisiens et français, sera un moment d’échange et d’exploration des pistes suivantes :

- Voir comment se posent, aujourd’hui, pour les uns et les autres, la question de l’histoire dans ses rapports à la mémoire : les problématiques, les méthodes, la recherche, la formation, les infrastructures (archives), etc.

- Proposer des modes d’articulation possible des programmes de traduction aux problématiques histoire/mémoire.

- Echanger à propos des modalités de réception des textes traduits, des priorités en termes de traduction et de circulation des textes entre les deux rives de la Méditerranée.

- Réfléchir sur les principaux axes d’un travail collectif inter-méditerranéen sur les questions de l’Histoire, Mémoire et Traduction (colloque de mai 2013).

 

Les intervenants


Maroc

- Abdelahad Sebti, historien, enseignant à l’Université Mohammed V. Auteur de Histoire et mémoire : quelques chantiers de l’histoire du Maroc, 2012.

- Mohammed Kenbib, historien, enseignant à l’Université Mohammed V. A coordonné l’ouvrage collectif intitulé Temps présent et fonctions de l’historien, 2009 et Du protectorat à l’indépendance : problématique du temps présent, 2006.

- Abdelhay Moudden, politologue, enseignant à l’Université Mohammed V. Directeur de la revue électronique arabe Ribat al-kutub. Auteur de plusieurs études sur la transition politique marocaine. Ancien membre de l’Instance Equité et Réconciliation.

- Driss Maghraoui, historien, enseignant à l’Université al-Akhawayn (Ifrane-Maroc). Dernière publication : Revisiting the colonial past in Morocco (Routledge, 2013).

- Jama’â Baida, historien, directeur des Archives du Maroc.

- Jilali el-Adnani, historien, enseignant à l’Université Hassan II-Mohammedia. Auteur d’un rapport sur L’état de la recherche sur l’histoire du temps présent (CNDH, 2012).

- Driss Khrouz, Directeur de la Bibliothèque Nationale du Royaume du Maroc.

- Mustapha Laarissa, professeur de philosophie à l’Université Qadi Ayyad (Marrakech) et membre du CNDH.

- El Houssin Sahban, professeur de philosophie et traducteur.

- Lotfi Bouchentouf, historien, enseignant à l’Université Hassan II-Aïn Chok.


Tunisie

- Fathi Lesser, historien, enseignant à l’Université de Sfax (Tunisie). Parmi ses derniers ouvrages : « Histoire du temps présent », 2012 et Dictionnaire de la révolution tunisienne, 2012.

- Kmar Bendana, historienne, enseignante à l’Université tunisienne (Tunis). Auteur de Chronique d’une transition (Script, 2011).


Palestine

- Raed Bader, historien, enseignant à l’Université de Birzeit (Ramallah), spécialiste de l’histoire du Maghreb.


France

- Guillaume Mouralis, chargé de recherche au CNRS, Institut des sciences sociales du politique/université Paris Ouest Nanterre La Défense. Parmi ses derniers ouvrages : Une épuration allemande. La RDA en procès 1949-2004, 2008.

 

Seront également invités à cet atelier les étudiants du Master « Histoire du présent », les membres du Comité scientifique du « Programme d’accompagnement des Recommandations de l’IER en matière d’Archives, d’Histoire et de Mémoire » (IER2).


Conception et organisation :

Driss Khrouz, Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc, Rabat

Mohamed Sghir Janjar, Fondation du Roi Abdul Aziz, Casablanca

Ghislaine Glasson Deschaumes, Transeuropéennes, Paris

Anaïs-Trissa Khatchadourian, Transeuropéennes, Paris

 

 

Conférence publique "La traduction dans la région euro-méditerranéenne"

Lundi 28 janvier 2013,

Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc, Rabat

 


En 2010 et 2011, Transeuropéennes et la Fondation euro-méditerranéenne Anna Lindh pour le dialogue entre les cultures ont réalisé conjointement un « Etat des lieux de la traduction dans la région euro-méditerranéenne » – une initiative sans précédent menée à bien grâce à un réseau de partenaires : la Fondation du Roi Abdul-Aziz, Casablanca, Banipal, Londres ; CEVBIR, Istanbul ; le Conseil européen des Associations de Traducteurs Littéraires (CEATL), Bruxelles ; la Escuela de Traductores de Toledo, Tolède ; la Fondation Next Page, Sofia ; le Goethe Institut, Le Caire ; l’IndexTranslationum (UNESCO) ; l’Institut français du Proche-Orient, Beyrouth, Damas, Amman, Ramallah ; l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM/MMSH), Aix-en-Provence ; Literature Across frontiers, Manchester ; l’Università degli studi di Napoli l’Orientale, Naples. Ce projet a bénéficié du soutien de la Fondation Anna Lindh et du ministère de la Culture et de la Communication, ainsi que de la Région Ile-de-France et de l’Institut français.

A la lumière de la traduction entre l’arabe, le turc, les langues de l’Union européenne, l’hébreu, l’Etat des lieux de la traduction dans la région euro-méditerranéenne questionne la réalité de nos échanges aujourd’hui et depuis 20 ans. Il est une plongée dans la double réalité des logiques de centralités et de périphéries qui structurent les échanges dans la région et des hégémonies culturelles qui y prévalent.

Les conclusions générales et recommandations de l’état des lieux sont disponibles en français, anglais et arabe sur le site de Transeuropéennes, rubrique « Traduire en Méditerranée ».

Pour mettre en débat les résultats et les recommandations de l’Etat des lieux, Transeuropéennes, la Fondation du Roi Abdul-Aziz et la Bibliothèque nationale du Royaume du Maroc organisent une soirée débat avec :

- Ghislaine Glasson Deschaumes, directrice de Transeuropéennes et auteur de l’Etat des lieux de la traduction dans la région euro-méditerranéenne.

- Mohamed-Sghir Janjar, directeur de la Fondation du Roi Abdul-Aziz.

- Maria Pakkala, chercheur et traductrice littéraire, auteur d’une étude sur la traduction entre le finnois et l’arabe.




Conférence publique "La traduction dans la région euro-méditerranéenne"

Jeudi 22 novembre 2012,

Casa Árabe, Madrid

 


PROGRAMME

 

11:00     Accueil
Olivia Orozco de la Torre, coordinatrice de la formation, département affaires et économie de la Casa Árabe.

11:10     Résultats et recommandations : un état des lieux de la traduction dans la région euro-méditerranéenne.
Ghislaine Glasson Deschaumes, directrice de Transeuropéennes.

11:45     Traductions arabe-espagnol: situation et défis
Luis Miguel Pérez Cañada, directeur de la Escuela de Traductores de Toledo, Universidad de Castilla-La Mancha (UCLM).
Inmaculada Jiménez Morell, directrice de oublication de la maison d'édition Ediciones del Oriente y del Mediterráneo.

12:15    Questions et débats


Inscriptions par téléphone (91 563 30 66) ou par courrier électronique (economia@casaarabe.es).



La copie du monde à revoir. Démocratiser la démocratie est-il illusoire ?

Paris, 18-19 octobre 2012

Alors que les souverainetés d’Etat s’effondrent en Occident et migrent vers l’Asie, le Global Financial Market (GFM) est bien souverain. La démocratie devient une parole creuse, la subjectivation politique dépérit. Quel sera le rapport entre régulation et émancipation qui surmontera cette crise ? Quels seront les agents des nouvelles épistémologies capables d’arrêter l’hémorragie des savoirs ?

Journées d’étude organisées par Orazio Irrera et Rada Iveković

en anglais et français sans traduction

par et en partenariat avec

 La Fondation Calouste Gulbenkian – Délégation en France

 L’Université Paris-Est Créteil

 Le Réseau de recherche et de publication TERRA

 La revue Transeuropéennes

 La revue materiali foucaultiani

 La revue ‘OUTIS !

Avec le soutien du Collège international de philosophie, Paris


JEUDI 18 OCTOBRE 2012

Université Paris-Est Créteil, Bâtiment LSH, salle i1-233 (ancienne salle 222) 61 avenue du Général de Gaulle, 94000 Créteil

14h15 Ouverture : Rada Iveković (revue Transeuropéennes / réseau TERRA) & Orazio Irrera (Paris 7 – Denis Diderot / revue materiali foucaultiani).

14h25 Panel 1 – Figures de la citoyenneté et écritures des corps : défaire le cadre national des savoirs

Président de séance : Orazio Irrera (Paris 7 – Denis Diderot / revue materiali foucaultiani)

14h30 Camilla Pagani (Université Paris-Est Créteil)

15h00 Jeanette Ehrmann (Goethe-Universität Frankfurt)

15h30 Céline Belledent (Université Jean Monnet, Saint-Etienne)

16h00 Discussion

16h25 Pause

16h45 Panel 2 – « Agir » les espaces transnationaux : migrations et géopolitique des savoirs.

Président de séance : Daniele Lorenzini (Université Paris-Est Créteil & Università « La Sapienza » di Roma / revue materiali foucaultiani)

16h50 Matthieu Renault (Paris 7 – Denis Diderot)

17h20 Federica Sossi (Università di Bergamo)

17h50 Martina Tazzioli (Goldsmith College / revue materiali foucaultiani)

18h15 Discussion

19h00 Clôture


VENDREDI 19 OCTOBRE 2012

Fondation Calouste Gulbenkian – Délégation en France

39 bd de La Tour-Maubourg, 75007 Paris

(Journée organisée avec le soutien du Collège international de philosophie, Paris)

9h00 Ouverture : João Caraça (Directeur de la Fondation Calouste Gulbenkian – Délégation en France )

9h15 PANEL 1 – Dépasser le marché financier global (GFM). Du règne du politique au règne de l’économie : comment réparer un tel monde ?

Présidente de séance : Rada Iveković (revue Transeuropéennes / réseau TERRA)

Interventions : Toni Negri (Venise/ Paris) ; Eugénia Vilela (Universidade de Porto) ; Bruno Peixe Dias (Centro de Filosofia da Universidade de Lisboa) ; Sophie Gosselin (Université de Strasbourg / les éditions Dehors) ;

11h00 Pause

11h20 PANEL 2 – Recomposer le lien entre mouvements et théories afin d’éviter la coupure hiérarchisant du discours capitaliste dominant

Président de séance : Orazio Irrera (Paris 7 – Denis Diderot / revue materiali foucaultiani

Interventions : Sandro Mezzadra (Università di Bologna) ; [Alain Brossat (Université Paris 8 – Vincennes-Saint-Denis / revue ‘OUTIS !)] ; José Neves (Universidade Nova de Lisboa) ; Judith Revel (Université Paris 1 – Panthéon-Sorbonne, EXeCO)

13h00 Pause

14h45 PANEL 3 – Quelle chance pour les nouvelles révolutions ? Quels enjeux pour les nouveaux sujets politiques ?

Président de séance : Matthieu Renault (Paris 7 – Denis Diderot)

Interventions : Sonia Dayan-Herzbrun (Paris 7 – Denis Diderot) ; Ravi Arvind Palat (Binghamton University – SUNY) ; Elsa Lechner (CES Coimbra) ; Luca Salza (Université Lille 3 / revue ‘OUTIS !)

16h15 Pause

16H40 PANEL 4 – Surmonter les chevauchements conflictuels des disciplines et des géopolitiques Comment dépasser les lignes abyssales ?

Présidente de séance : Ghislaine Glasson Deschaumes (ISP/CNRS, Université Paris-Ouest Nanterre / revue Transeuropéennes)

Interventions : Adriano Vinale (revue ‘OUTIS !) ; Byasdeb Dasgupta (University of Kalyani ; invité à la Maison des sciences de l’homme, Paris) ; Diogo Sardinha (Collège International de Philosophie) ; Catarina Gomes (CES Coimbra)

18h10 Pause

18h25 Débat final – Translations / Transnations /Traductions ou comment arrêter la dépolitisation afin de démocratiser la démocratie ? (Grande table ronde avec tou.te.s les participant.e.s)

19h00 Clôture

Pour plus d'informations, vous pouvez visiter le blog de l'évènement : http://lacopiedumonde.wordpress.com/




Colloque International

Traduire la citoyenneté

8-9 octobre 2012

Université de Jordanie,

Amman


Organisé par

Institut Français du Proche-Orient,

& Transeuropéennes,

 

Avec le soutien de 

The University of Jordan,

l’Institut Français, Jordanie

l’Institut Français, Paris

l’Institut de Recherche et d’Etudes sur le Monde Arabe et Musulman (Aix-en-Provence),

Fondation du Roi Abdul Aziz (Casablanca),

l’Agence Universitaire de la Francophonie, Bureau Moyen-Orient

la Fondation de la Maison des Sciences de l’Homme (Paris)

the University of Edinburgh

 

 

Programme


Premier jour

8 : 45 - 9 : 00

Accueil des participants

 

9 : 00 - 9 : 30

Mots de bienvenue

Prof. Professor Ekhleif Al Tarawneh, President of the University of Jordan

Prof. Philippe Lane, Conseiller de Coopération et d'Action Culturelle, Ambassade de France en Jordanie

 

Elisabeth Longuenesse, Directrice du Département des Etudes Contemporaines, Institut Français du Proche-Orient

 

Ghislaine Glasson Deschaumes, Transeuropéennes

 

9 : 30 - 9 : 45

Traduire la citoyenneté : un défi, une démarche, une méthode

 

Elisabeth Longuenesse, Ifpo

 

Première session

Quelle définition de la citoyenneté ?

9 : 45 – 10 : 15

Etienne Tassin, Université Paris Diderot Paris 7

 

Les paradoxes de la citoyenneté : statut juridique ou agir politique ? (en français)

10 : 15 – 10 : 45

Maher Charif, Institut Français du Proche-Orient,

 

La notion de citoyenneté par les penseurs arabes au XIXème siècle (en arabe)

10 : 45 – 11 : 15

George Kattoura, philosophe et traducteur, Beyrouth

 

Les mots allemands de la citoyenneté (Traduire Max Weber Ulrich Beck et Jurgen Habermas) (en arabe)

 

11 : 15 – 11 : 30

Pause café

 

11 : 30 – 13 : 00

Débat

Moderateur: Md Sghir Janjar, Fondation du Roi Abdul Aziz, Casablanca

Introduction :

Elhoussine Sahbane, Casablanca

 

 

13 : 00 – 14 : 30

Déjeuner

 

Deuxième session

Citoyenneté et question nationale

President : Dr Zahra Awad, Doyen de la faculté de langues étrangères, University of Jordan

14 : 30 -15 : 00

Igor Stiks, School of Law, University of Edinburgh,

 

Translating citizenship in the Balkans? Citizenship regimes in Yugoslavia and post-Yugoslav states (en anglais)

15 : 00 – 15 : 30

Paul Tabar, Lebanese American University, Beirut

 

Transnational political mobilizations : the case of the Lebanese diaspora (en anglais)

15 : 30 - 16 : 00

Joni Aasi, Bir Zeit University, Palestine

Le futur Etat palestinien et la question de la citoyennité (en arabe)

 

16 : 00 – 16 : 15

Pause café

 

16 : 15 – 17 : 45

Débat

Modératrice : Ghislaine Glasson Deschaumes, Transeuropéennes

Introduction :

Rami Daher, Turath, Amman

Richard Jacquemond, Université de Provence, Aix en Provence

 

Deuxième jour

Troisième session

Identité, citoyenneté, communauté

Présidente : Ghislaine Glasson Deschaumes, Transeuropéennes

9 : 00 – 9 : 30

Aydin Ugur, Université Bilgi, Istanbul

 

Changing identities in a semi-peripheric country at the age of reflexive modernity (en anglais)

9 : 30 – 10 : 00

Dina Kiwan, American University of Beirut

 

Citizenship in a multi-nation and multicultural context: the case of the UK (en anglais)

10 : 00 – 10 : 30

Ahmed Beydoun, Université Libanaise, Beyrouth

 

Remarks on the Arabic vocabulary of sectarianism (en arabe)

 

10 : 30 - 10 : 45

Pause café

 

 

10 : 45 – 12 : 15 

Débat

Président : Bruno Paoli, Ifpo

 

Introduction :

Ali Mahafzah, University of Jordan

Hichem Abdessamad, Paris

 

12 : 30 – 14 : 00

Déjeuner

 

 

 

Quatrième session

Citoyenneté, égalité

Présidente : Narjess Ennasser, Directrice du département de français,  Faculté des langues étrangères, Université de Jordanie

14 : 00 – 14 : 30

Md Sghir Janjar, Fondation du roi Abdul Aziz

 

Dire la citoyenneté au féminin (en arabe)

14 : 30 – 15 : 00

Paul Scheffer, University of Amsterdam

 

The conditions of citizenship: equality and reciprocity (en anglais)

15 : 00 -  15 : 30

Catherine Neveu, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, Paris

 

La citoyenneté comme "mot-clé": enjeux de traductions politiques (en français)

 

 

15 : 30 – 15 : 45

Pause café

 

15 : 45 – 17 : 15

Débat

Modératrice : Elisabeth Longuenesse, Ifpo

Introduction :

Kamal Chachoua, Maison Méditerranéennes des Sciences de l’Homme, Aix en provence

Raed Bader, Bir Zeit University, Ramallah

 

 

17 : 15 -18 : 00

Synthèse et propositions

Mohamed Sghir Janjar

 

Perspectives pour la suite

Ghislaine Glasson Deschaumes

 

Débat général

 

Une traduction simultanée sera assurée tout au long des deux journées (anglais-arabe, anglais-français et arabe-français).

 

 

 

La traduction comme miroir : repenser les échanges culturels euro-méditerranéens

 

le dimanche 7 octobre 2012,

 

à l’Université de Jordanie

 

Amphithéâtre Wadi Rum

 

Dans le cadre du colloque "Traduire la citoyenneté" organisé à Amman les 08 et 09 octobre prochain, nous vous invitons à débattre de l'Etat des lieux de la traduction en Méditerranée et des perspectives qu’il ouvre,

Avec

Ghislaine Glasson Deschaumes, Directrice de Transeuropéennes, Paris

Richard Jacquemond, Professeur de littérature arabe, traducteur, Aix-en-Provence

Anaïs-Trissa Khatchadourian, Chargée de mission, Transeuropéennes, Paris  



La traduction comme miroir : repenser les échanges culturels euro-méditerranéens

le mercredi 26 septembre 2012, à Paris
au
Théâtre du Vieux-Colombier, Comédie-Française –
de 9h00 à 17h3
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Transeuropéennes et la Fondation Anna Lindh ont publié en juin 2012 un document sans précédent, l’Etat des lieux de la traduction dans la région euro-méditerranéenne, réalisé avec une quinzaine de partenaires de toute la région euro-méditerranéenne. Fruit d’un travail collectif de 2 ans, l’Etat des lieux de la traduction tend au partenariat euro-méditerranéen un miroir : à la lumière de la traduction, quelle est en effet la réalité de nos échanges ?
L’Etat des lieux propose une approche radicalement nouvelle, puisqu’il se penche sur la chaîne de la traduction, c’est-à-dire l’ensemble des acteurs engagés dans le processus : auteurs, traducteurs, éditeurs, libraires, bibliothécaires, critiques, organismes de soutien. Il est fondé sur des analyses quantitatives (avec des données chiffrées jusque-là inexistantes) et qualitatives.
Il éclaire le rôle crucial de la traduction des savoirs en sciences humaines, des littératures, du théâtre, dans le développement d’une interculturalité, tout en mettant en lumière les nombreuses questions qu’elle pose en termes économiques, culturels, politiques.
Au-delà des constats, l’Etat des lieux porte une vision politique de la traduction, au sens de la construction du commun, et pose les jalons d’un programme euro-méditerranéen de nature structurante.
Pour en débattre publiquement et réfléchir aux actions à conduire, un colloque de restitution est organisé, à l’occasion de la Journée européenne des langues, par Transeuropéennes, la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, la Comédie-Française, le Festival d’Avignon 2014, en partenariat avec la Fondation Anna Lindh, l’Institut français, la Maison Antoine Vitez.
Des auteurs, traducteurs, éditeurs, directeurs de bibliothèque, critiques littéraires, responsables de programmes d’aide à la traduction, chercheurs et universitaires discuteront des maillons faibles de la chaîne de la traduction, des complémentarités et alliances à créer, des effets d’hégémonie et des conditions d’égalité de l’échange, des enjeux esthétiques et de représentation.

 

PROGRAMME

 

8h45 Accueil des participants

9h15 – 10h15  Accueil et présentation de l’état des lieux

l’Administratrice générale de la Comédie-Française, Muriel Mayette

le Directeur de la Fondation Anna Lindh, Andreu Claret

le Délégué général à la langue française et aux langues de France, Xavier North

 

Présentation de l’Etat des lieux de la traduction dans la région euro-méditerranéenne,

Ghislaine Glasson Deschaumes, directrice de Transeuropéennes, chercheuse à l’ISP.                    


Lectures

 

Pause café


10h30 – 12h30 Fabrique et visibilité du livre traduit : quelles alliances ?

                      Modération : Franck Mermier, directeur de recherche, LAU/EHESS

Mohammed Diouri, directeur des Editions Toubkal (Casablanca) (sous réserve)

Elisabeth Bartuli, traductrice, conseillère éditoriale, éditions Mesogea (Palerme)

Hakan Özkan, traducteur, chercheur (Istanbul/Göttingen)

Albert Dichy, directeur littéraire de l’IMEC, président de Transeuropéennes (Paris)

Marius Tukaj, responsable de l’Index Translationum, UNESCO

Jörn Cambreleng, directeur du Collège international des traducteurs à Arles

Farouk Mardam Bey, éditeur, Sindbad/Actes Sud

 

Pause déjeuner

 

14h00 – 15h30 Les savoirs et le débat d’idées à l’épreuve de la traduction

Modération : Michèle Gendreau-Massaloux, ancien recteur, responsable du pôle Formation et enseignement supérieur, Union pour la Méditerranée

Gema Martin Muñoz, professeur de sociologie du monde arabe et islamique, Université autonome de Madrid

Gisèle Sapiro, directrice de recherche au CNRS et directrice d'études à l'EHESS, Paris

Isabelle Nyffenegger, département de la création, Centre national du livre, Paris

Timur Muhidine, traducteur, éditeur, chargé de cours à l’INALCO

Mustapha Laarissa, professeur de philosophie, Université de Marrakech        

 

Lectures

 

15h30 – 16h50 Traduire : esthétiques et représentations

                      Modération : Laurent Muhleisen, Comédie-Française et Maison Antoine Vitez

Olivier Py, auteur et metteur en scène, Paris

Ahmed El Attar, auteur et metteur en scène de théâtre, Le Caire

Serra Yilmaz, actrice, metteur en scène, réalisatrice, Istanbul

Yael Lerer, éditrice, essayiste, Paris/Tel Aviv

 

16h50 – 17h10 Grand témoin : Barbara Cassin, philosophe et philologue, directrice de recherche au CNRS

 

17h10 – 17h30 Conclusions

Le Président de l’Institut français, Xavier Darcos

L’Ambassadeur en charge de l’Union pour la Méditerranée, Serge Telle

 

Théâtre du Vieux-Colombier, 21 rue du Vieux-Colombier, 75006 Paris

Inscriptions et renseignements : atk[at]transeuropeennes.eu




Défis, opportunités et meilleures pratiques

en matière de traduction dans la région euro-méditerranéenne

BOZAR Bruxelles, 26 juin 2012

La traduction est un levier du changement social et culturel et contribue au renouvellement des formes et des modes d'échanges dans les domaines social, économique, politique, intellectuel et artistique. La traduction démocratise l'accès au savoir et offre la possibilité aux oeuvres artistiques, aux idées et aux imaginaires de voyager. La traduction fertilise et enrichit la langue en incluant de nouveaux lexiques scientifiques et techniques, des concepts en sciences humaines et sociales et renouvelle les imaginaires et leurs modes de représentation.
La Fondation Anna Lindh a soutenu, au cours des deux dernières années, une étude prometteuse et un projet d'état des lieux sur "la statut actuel de la traduction dans la région méditerranéenne". Cette étude a nécessité un travail conséquent, mobilisant un nombre important d'organisation partenaires, de chercheurs, d'écrivains et de traducteurs et a été mené et coordonné par Transeuropéennes (France).

Un rapport a été produit, contenant les résultats du projets et présentant d'importantes conclusions et recommandations, dont l'objectif est de contribuer à influencer les politiques dans le cadre des changements de société actuels.

L'étude prend en compte l'intégralité de la chaîne de la traduction : auteurs, traducteurs, éditeurs, libraires, bibliothèques, programmes de traduction et médias et couvre la traduction littéraire dans son sens le plus large, incluant les sciences humaines et sociales, la théâtre et la littérature de jeunesse. Elle analyse également la traduction "dans tous les sens" : non seulement du nord vers le sud, mais également du sud vers le nord, d'est en ouest, d'ouest en est.

L'état des lieux, ses conclusions et ses recommandations  qui seront présentés lors de cet évènement fourniront des éléments clés pour définir une stratégie euro-méditerranéenne de traduction sur le long terme ainsi que des actions qui y sont liées, telles les ressources nécessaires aux chercheurs, un carnet de route pour les opérateurs culturels et des recommandations politiques à destination des décideurs et des financeurs.

Cet évènement vise à partager les résultats et recommandations de l'étude avec un certain nombre d'acteurs culturels, de personnalités officielles et de décideurs politiques pour stimuler l'adoption de mesures et de politiques pour la promotion de la traduction dans la région euro-méditerranéenne. Le directeur exécutif de la Fondation Anna Lindh, Mr. Andreu Claret, le directeur de Bozar, Mr. Paul Dujardin ainsi que le Chef d'unité, Politique culturelle, diversité et dialogue interculturel de l'Union européenne, Mr. Xavier Troussard ouvriront la cérémonie. Un aperçu de l'étude sera présenté par la directrice de Transeuropéennes et sera suivi d'un débat sur les défis, opportunités et meilleures pratiques en matière de traduction entre différentes parties prenantes, c'est-à-dire un auteur, un bibliothècaire, un éditeur et un traducteur. Une session de questions-réponses conclura l'évènement.

17.30- 17.50 Discours d'ouverture
Mr. Paul Dujardin, directeur, Palais des Beaux-Arts
Mr. Andreu Claret, Directeur exécutif, Fondation Anna Lindh
Mr. Xavier Troussard, Chef d'unité, Politique culturelle, diversité et dialogue interculturel, Union européenne

17.50-18.00: Introduction et Présentation: l'étude
Mrs. Ghislaine Glasson Deschaumes, Directrice, Transeuropéennes

18.00-19.00: Débat : Etat des lieux de la traduction en Méditerranée
Moderatrice:
Mrs. Yana Genova, Next Page Foundation (Bulgarie)

Intervenants:
Mr. Khaled El Khamissy, écrivain (Egypte)
Mrs. Anna Parzymies, Maison d'édition Dialog (Pologne)
Mrs. Maria Pakkala, Traductrice et chercheuse, Université d'Helsinki (Finlande)
Mr. Mohamed Sghir Janjar,  Fondation du Roi Abdul Aziz Al-Saoud (Maroc)
Mr. Hakan Ozkan, Traducteur et chercheur (Turquie)

19.00-19.30: Questions et débat
19.30- 20.30: Cocktail



80e anniversaire de l'Index Translationum

UNESCO Paris, 23 avril 2012

Les délégations permanentes de l'Allemagne, de la France, de la Pologne et du Royaume Uni organisent avec La Division des programmes thématiques pour la diversité, le développement et le dialogue un débat sur l’utilité et l'avenir de l’Index Translationum.
L'Index Translationum - bibliographie internationale de traduction est le plus ancien programme de l'UNESCO. Créé en 1932 par l'Institut international de la coopération intellectuelle de la Société des Nations et repris par l'UNESCO en 1948, il fête cette année ses 80 ans d'existence.

PROGRAMME

Ouverture
Francesco BANDARIN, Sous-Directeur général de l’UNESCO pour la culture

Mot de bienvenue du représentant des Délégations permanentes auprès de l’UNESCO
(Allemagne, France, Pologne, Royaume Uni), organisatrices du débat

Index Translationum – 80 ans après
Introduction - Marius TUKAJ (UNESCO) : Index Translationum – 1932-2012

Débat - Modératrice: Ghislaine GLASSON DESCHAUMES (Transeuropéennes, CNRS)

Index Translationum – au-delà de l’inventaire
- Cécile BALAYER (EHESS-CESSP) et Maurizio BUSTAMANTE (EHESS-CESSP) : Index
Translationum, un outil pour comprendre les échanges culturels internationaux
Index Translationum et politiques culturelles – études de cas
- Paul DE SINETY (Institut Français) : IF Verso, un support privilégié pour les échanges
professionnels et la diplomatie culturelle
- Tomasz SZUBIAKIEWICZ (Bibliothèque nationale de Pologne) : Bibliographie des livres
traduits du polonais et l’Index Translationum
- Anaïs-Trissa KHATCHADOURIAN (Transeuropéennes) : Enjeux de la traduction dans la
région euro-méditerranéenne

Index Translationum - un outil de mesure
- Hyeonju KIM (Fondation Ahnkook / UNESCO) : A la recherche des noms perdus : l’Index
Translationum et la question de la translittération
- Catherine MATHIEU (INALCO) : Index Translationum dans le parcours d’un étudiant linguiste
- Mauro ROSI (UNESCO) : Index Translationum face aux priorités de l’UNESCO

Conclusions
Alain GODONOU, Directeur de la Division des programmes thématiques pour la diversité,
le développement et le dialogue, Secteur de la culture, UNESCO

INTERPRETATION ASSUREE EN ANGLAIS ET EN FRANÇAIS
Ouvert au public — Réservations: v.lesquelin@unesco.org - Tel: 01 45 68 43 55

Lieu de l'évènement : UNESCO – 7 Place de Fontenoy, Paris 7e - Salle XI, de 15 heures à 18 heures.




LE FORUM SUBVERSIF : « L’AVENIR DE L’EUROPE »

Zagreb, Croatie, 13 au 19 mai 2012

 

Sous l'égide du Forum subversif, plusieurs manifestations auront lieu en mai 2012 à Zagreb, dont une conférence internationale consacrée à L'avenir de l'Europe, de nombreux débats : La crise de l'Europe (14 et 15 mai), Vers le Forum social des Balkans (17 et 18 mai) ainsi qu’une foire du livre subversif. Enfin, le 5e festival du film subversif se tiendra au cours de la semaine préliminaire du forum (5 au 12 mai).

L'Union européenne est actuellement confrontée à la pire crise qu’elle ait connue depuis sa création. Il s’agit à la fois d’une crise économique, financière, sociale et idéologique. Partout en Europe, elle donne lieu à une résurgence des égoïsmes nationaux, à la montée de l'extrême droite, de l'intolérance et du racisme au lieu de susciter de la solidarité. Les pays méditerranéens qui ont été les plus durement touchés par la crise prouvent qu’une autre réponse est possible, par l'apparition de mouvements sociaux forts exigeant la justice sociale, un modèle économique différent, et la démocratie directe. Partout, les jeunes descendent dans les rues, en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Italie, en Roumanie, mais également dans le futur pays membre de l’Union européenne,  la Croatie.


Par le biais d’un examen critique de la crise actuelle de l'Europe, le Forum Subversif tentera d'esquisser des possibilités réalistes pour la création d'un autre projet politique, social et économique dans le Vieux Continent. Seront présents Stéphane Hessel, Michael Hardt, Tariq Ali, Gayatri Spivak, Slavoj Žižek, Saskia Sassen, Christian Marazzi, Samir Amin, Bernard Cassen, Ignatio Ramonet, Eric Touissant, Costas Douzinas, Renata Salecl, et plus de 100 participants issus de 20 pays européens, africains et asiatiques. Pendant une semaine, Zagreb, ville située sur la frontière mobile de l'UE, deviendra à la fois le siège d’une pensée critique internationale et un laboratoire de possibles alternatives politiques, sociales et économiques.

Le Forum subversif est soutenu par le Forum social mondial.

Contact: info@subversiveforum.com

 

 

PLACE AUX 14 JANVIER

Artistes des insurrections dans le monde arabe

PLACE AUX 14 JANVIER est la deuxième étape d’un processus  artistique déjà entamé, qui s’inscrit dans le cadre du projet Artistes des insurrections dans le monde arabe, mené conjointement par Siwa Plateforme et la Galerie Talmart. Il s’agit de présenter à cette occasion des œuvres réalisées soit au cœur des évènements qui bouleversent le monde arabe, soit à l'écart.

 

Exposition collective, du 13 au 21 janvier 2012

Programme des soirées des vendredi 13 et samedi 14 janvier 2012

Soirée festive le samedi 14 janvier 2012 à partir de 18h30

à la galerie Talmart, Paris

La galerie est ouverte du mardi au samedi de 11h à 19h

 

PLACE AUX 14 JANVIER met en exergue des expériences de libertés, artistiques ou intellectuelles. Des installations, toiles, vidéos exposées à la galerie Talmart, apporteront un éclairage singulier sur les dynamiques artistiques en cours, avec un focus sur la jeune création tunisienne. Trois temps de rencontres et de débats permettant diverses interprétations, analyses et regards sur la situation artistique et intellectuelle consécutive au changement de régime en Tunisie le 14 janvier 2011, auront lieu les vendredi 13 et samedi 14 janvier à la Galerie Talmart.

 

Ce projet est mené en partenariat avec la revue Alawan, Le Manifeste des Libertés et la revue Transeuropéennes.  

 

PLACE AUX 14 JANVIER Exposition collective du 13 au 21 janvier

 

Massinissa Selmani (Algérie)

Le Jasmin l’emportera, janvier 2011

Installation, dessins d’animation, 7 écrans et 7 unités de contrôle

 

« Installation qui déploie sur sept écrans d’ordinateur les portraits de sept chefs d’Etat méditerranéens. On reconnaît chaque visage sous les traits animés des coups de crayon. Le premier d’entre eux, au sommet de la pyramide, Ben Ali, disparaît sous la pluie de jasmin qui va s’étendre aux étages suivants où l’on reconnaît Moubarak (Egypte), Bouteflika (Algérie), Bachar al Assad (Syrie), Mohamed VI (Maroc), Kadhafi (Lybie) et Abdallah II (Jordanie). Des sept unités centrales faisant bloc devant les écrans, la première semble entamer un mouvement de chute en dominos. »

Dominique Truco, directrice artistique de la Biennale de Melle.

 

Jamila Lamrani (Maroc)

Le Peuple veut, installation sonore

Technique mixte sur textile, 300 x 210 x 250 cm

Oeuvre réalisée durant le Summer’s lab, Le Cube – Independent Art Room, Rabat, MA

 

Jamila Lamrani explore une société dont elle révèle les tensions et ambiguïtés et cultive l'audace à travers ses installations tendant d'un fil les opposés, puissance et fragilité, extérieur et intimité, gravitation et ascension. Sensible au monde comme aux lieux traversés, elle fait du vide son matériau qu’elle occupe en installation de fils, tissages qui l’inscrivent dans la sensibilité de l’artiste japonaise Chiharu Shiota.

 

Shadi Al Zaqzouq (Palestine)

Rock me all night long, 2011

Huile sur toile, 150x180cm

 

Shadi Al Zaqzouq, né en 1981, dont les toiles traitaient de la libération infantile par l’humour, prennent, depuis les insurrections arabes, une couleur ouvertement combative et optimiste. Son support est la toile dans laquelle il présente des scènes de rues investies de ses créatures fictives.

 

Farah Khelil (Tunisie)

Technique mixte, 2012

 

"Technique mixte" est un dispositif qui se propose d’exploiter une base de données virtuelles actualisée et re-produite sous différents médias et supports. Il implémente le processus d’exploration de données (Data mining) dans le champ de l’art. A partir d’une fouille de données réunis sous forme de liste, un programme lit le texte et génère en temps réel une représentation dynamique et diagrammatique.

 

Zied Meddeb Hamrouni (Tunisie)

Video, 2011

 

Ali Tnani (Tunisie)

Coup de vent, 2007

Vidéo,  03:04, création sonore originale/stéréo.

« Coup de vent" a été projeté le 21 décembre 2007 au Centre Pablo Neruda, Nîmes dans le cadre FIAV.07 / Festival d'Images Artistiques Vidéo.

 

A  l’heure de la rupture du jeûne, un coup de vent fait tomber une caméra préalablement fixée devant une fenêtre d'hôpital (celui du ministère de l’intérieur). Une fiction imagée et une atmosphère sonore montent en crescendo jusqu’à la chute inopinée de la caméra.

 

PLACE AUX 14 JANVIER Fabrique de pensée

 

Vendredi 13 janvier 2012

16h30 : Le Manifeste des libertés, Tewfik Allal

Au cœur des fabriques de la démocratie dans le monde arabe, l’Etat de droit garantit l’égalité des droits à ses citoyens quels que soient leur sexe, leur religion, leur ethnie, leur culture, leur langue.

18h30 : La revue en ligne Alawan, Raja Ben Slama

Présentation de la revue Alawan.

Renaissance, révolution et dévoilement (soufour)

 

Samedi 14 janvier 2012

16h30 : Revue Transeuropéennes, Ghislaine Glasson Deschaumes, Jumana Al Yasiri, Ossama Mohammed et Fares El Helou (sous réserve)

Humour, ruse et inventivité de la révolution syrienne.

 

PLACE AUX 14 JANVIER Performances

 

Soirée festive autour de performances sonores et visuelles.

 

Samedi 14 janvier 2012

A partir de 19h00

 

Haythem Zakaria (Tunisie)

Performance vidéo et sonore

Haythem Zakaria est un artiste tunisien résidant en France. Ses inspirations embrassent autant la pensée soufie que les techniques visuelles subversives telles que le glitch, la meta-image ou le cinéprocess, l’orientant ainsi vers l’expérimentation de dispositifs génératifs en temps réel.

 

Anis Zgarni (Tunisie)

Slam

Les références du slameur Anis Zgarni sont multiples, ses textes parlent à la fois d’amour : de révolution et de réalités banalisées d’une société tunisienne en ébullition continue lors de cette dernière décennie, dans une réelle singularité. Anis est considéré comme l’un des tous premiers leaders du mouvement Slam en Tunisie en compagnie, entre autres, d’Oussema Mhidi, Hatem Karoui et Mohamed Dahech.

 

Cet événement a reçu le soutien de

L’Institut Français de Rabat Salé Kénitra et l’Ambassade de France au Maroc et de l’Ambassade de Tunisie en France.

 

 

 

Construction des savoirs et mondialisation.

Changements de paradigmes cognitifs

 

Lun 7 nov (9h00-13h30/15h-18h30)

Salle Rez-de-chaussée, Agence universitaire de la Francophonie (A.U.F.), 4 place de la Sorbonne, 75005 Paris

Mar 8 nov (10h-13h30/14h30-20h30)

Salle Rez-de-chaussée, Agence universitaire de la Francophonie (A.U.F.), 4 place de la Sorbonne, 75005 Paris

 

Sous la responsabilité de Ghislaine  GLASSON-DESCHAUMES, Rada IVEKOVIC, Jérôme VALLUY et  Eleni VARIKAS.

 

Colloque organisé avec Transeuropéennes, TERRA, en collaboration avec le laboratoire CNRS-GTM-CRESPPA, UMR 7217, et avec le soutien de l'Agence universitaire de la Francophonie.

 

Une mutation a lieu dans la transmission des savoirs, de leurs fonctionnalités et contenus. Elle est due autant aux nouvelles conditions sociopolitiques que technologiques. Dans les premières, tout ce qui fait évoluer non seulement les contenus des savoirs, mais leur transmission : migrations, transnationalités, nouvelles formes et rapports au travail, femmes, épuisement du salariat, travail cognitif avec l’accès aux réseaux et à l’interconnectivité personnelle ; dématérialisation partielle de la production, sa gestion désormais biopolitique  ; marchandisation de l’université, interrogation par le biais de la « post colonie », du « post socialisme », de la fin de la guerre froide et des nouvelles formes de subjectivation. Ces nouvelles conditions des savoirs, faisant que les supports et fonctions de la mémoire, le rapport aux bases de données, à la lecture-écriture et à la mémorisation ont changé, mettent à mal la pédagogie. Celle-ci doit désormais évoluer en accord avec la mutation sociale, politique, technologique. La représentation politique cède aux réseaux et à des us politiques nouveaux, expérimentaux. Les institutions, la société civile, l’Etat sont débordés par des pratiques individuelles et collectives. Les migrations de personnes et de savoirs à très grande échelle en font preuve. L’université est l’un des lieux névralgiques où cela se manifeste. Sa fonctionnalité a changé, car elle dissocie désormais études et vie en commun, ne créant plus cet universel ni ce commun intellectuels dont elle avait la charge et qui étaient à la base de la manière traditionnelle de constitution des savoirs (où l’enseignant était un modèle et la morale faisait partie de l’enseignement). Désormais l’université créera de toutes nouvelles formes de commun, encore à comprendre et analyser. Mais par delà l’université, ce sont donc ces nouvelles conditions, celles de la mondialisation, que nous souhaitons étudier sur le plan de la transmission des savoirs aussi bien sur le plan sociopolitique que cognitif.

 

Intervenants :

Françoise Balibar (émérite de l’Université Paris 6), Étienne Balibar (University of California, Irvine ; émérite Paris 10-Nanterre), Anne Berger (Universités Paris 8 et Cornell University), Marie-Claire Caloz-Tschopp (émérite de l’Université de Lausanne, CIPh), Isabelle Clair (GTM-CRESPPA-CNRS), Jules Falquet (Université Paris 7), Geetha Ganapathy-Doré (Université Paris 13), Ghislaine Glasson Deschaumes (ISP-CNRS, Transeuropéennes), Sophie Gosselin (artiste et philosophe, doctorante Université de Strasbourg), Éric Guichard (CIPh), Stefano Harney (Queen Mary, University of London), Orazio Irrera (CSPRP, Université Paris 7), Rada Ivekovic (réseau TERRA ; Transeuropéennes), Milena Jaksic (sociologue), Jie-Hyun Lim (Université Hanyang, Seoul), Michael Löwy (émérite du CNRS), Paul Mathias (ancien directeur de programme au CIPh, actuellement Inspecteur général de l'éducation nationale/groupe de philosophie), Sandro Mezzadra (Université de Bologne), Yann Moulier Boutang (professeur invité à l’Ecole Nationale Supérieure d'Architecture Paris-Malaquais), Brett Neilson (University of Western Sydney), Ned Rossiter (University of Western Sydney), Naoki Sakai (Cornell University), Jon Solomon (Université de Lyon 3), Ann Stoler (Willy Brandt Distinguished Professor of Anthropology and Historical Studies, New School, New York), Jérôme Valluy (Université Paris 1), Eleni Varikas (GTM-CRESPPA-CNRS et Université Paris 8), Soenke Zehle (Hochschule der Bildenden Künste, Saar).

 

Programme

Lundi 7 novembre
(9h-13h30)
Ouverture avec Mathieu Potte-Bonneville, président de l’assemblée collégiale du CIPh
universités, recherche, évaluation, quantification, mercantilisation...
Modération Eleni Varikas
Yann Moulier Boutang, Jérôme Valluy,  Jon Solomon, Ghislaine Glasson Deschaumes

Commentaires et Lancement du débat : discutant(e) à déterminer ultérieurement

(15h-18h30)
nouveau capitalisme, migrations, nouveaux savoirs...
Modération Ghislaine Glasson Deschaumes
Marie-Claire Caloz-Tschopp,  Naoki Sakai, Jie-Hyun Lim, Stefano Harney, Etienne Balibar
Commentaires et Lancement du débat : Milena Jakšić

Mardi 8 novembre
(10h-13h30)
nouvelles formes de travail, nouvelles technologies, nouveaux savoirs...
Modération Maria Eleonora Sanna
Ned Rossiter, Soenke Zehle, Paul Mathias, Brett Neilson, Eric Guichard,
Commentaires et lancement du débat : Geetha Ganapathy-Doré

(14h30-17h)
condition postcoloniale, approche trans-postcoloniale, épistémologies féministes...
Modération: Marie-Claire Caloz-Tschopp
Jules Falquet, Sophie Gosselin, Sandro Mezzadra, Anne Berger, Orazio Irrera
Commentaires et lancement du débat : Martine Spensky

(17h30-20h30) Débat en conclusion
Modération & commentaires, Rada Iveković
Synthèse générale, commentaires et lancement du débat, Françoise Balibar
Participants pressentis : Michael Löwy, Eleni Varikas, Ann Stoler et d'autres.

 

 

 

 

Transeuropéennes s'associe à la Fondation Royaumont et vous convie à assister à l'évenement Sleep Song.

 

SLEEP SONG

Fondation Royaumont

F-95270 Asnières sur Oise

01 30 35 59 65 - production@royaumont.com

 

 

Programme

Dimanche 2 octobre

Abbaye de Royaumont

 

11h-13h

Atelier d'Idées sous forme de tables rondes

Sleep Song, fabrication d'une oeuvre

Poète, slameur à l'énergie de bâtisseur, Mike Ladd recueille à New York la parole de trente-cinq vétérans de la guerre d'Irak (2003). Leurs cauchemars seront le matériau d'une création poético-musicale. Sur le chemin de cette création, il croise deux autres poètes : Maurice Decaul, ancien de l'armée américaine ; Ahmed Abdul Hussein, qui vit la guerre à Bagdad, où il dirige aujourd'hui la Maison de la poésie. En résidence à Royaumont, le trio mobilise d'autres musiciens de rang international. De ce travail en commun naît Sleep Song. Comment une oeuvre poético-musicale se fabrique-t-elle avec un tel matériau ? Deux doctorantes de l'EHESS ont suivi les étapes de cette création. Elles entrent en dialogue avec les artistes et font aujourd'hui retour sur cette fabrication collective d'une oeuvre.

avec

Loulouwa Al Rachid, Marta Amico,

Maurice Decaul, Frédéric Deval,

Annelies Fryberger, Ahmed Abdul

Hussein, Denis Laborde, Mike Ladd

 

14h30-16h30

L'art contre la guerre

Il ne s'agit pas d'idéaliser l'art en alternative aux engagements militaires. Il ne s'agit pas non plus de dresser un portrait héroïque de l'artiste, capable de combattre d'un trait de plume ou de pinceau, ou d'un geste musicien, la puissance meurtrière d'états engagés dans une confrontation armée. Il arrive cependant que, dans l'asymétrie des énergies mobilisées de part et d'autre, cette forme d'engagement singulier qu'est la création artistique permette de préserver, ou de renouer, un dialogue de paix. Des spécialistes de différentes aires géographiques en portent témoignage, qu'il s'agisse de musique, d'arts plastiques ou de poésie.

avec

Hamit Bozarslan, Patricia Cruz,

Jean-Louis Fabiani, Franck Mermier,

Margaret Obank, Sophie Wahnich

 

17h

Sleep Song


19h

"A chaud : conclusions de la journée"

Frédéric Deval, Denis Laborde,

Mike Ladd

 

Lundi 3 octobre

Odéon - Théâtre de l'Europe

2 rue Corneille

75006 Paris


15h-18h

Engagement politique

et diplomatie culturelle

Après sa création à l'abbaye de Royaumont, Sleep Song est présenté le lundi 3 octobre à l'Odéon. La rencontre précède le spectacle et questionne le rôle de la création artistique dans une diplomatie culturelle d'après guerre. L'engagement des artistes dans des créations sera confronté ici à l'action des politiques en prise surl'événement et en charge des diplomaties. Il sera aussi confronté aux analyses des historiens travaillant sur la mémoire de guerre et les usages du passé proche. Tout artiste se pose en guetteur, mais sa parole ne peut-elle être entendue que lorsque s'est tu le bruit des armes ?

avec

Jackie Assayag, Abbas Baydoun,

Mamadou Diouf, Ghislaine Glasson

Deschaumes, Pierre-Jean Luizard,

Mary Marshall Clark (sous réserve),

Jacques Revel, Emmanuel Wallon

 

20h

Sleep Song

 

 

 

 

Défaire le cadre national des savoirs. Une tentative de traduction

 

Jeu 20 oct, Ven 21 oct, Mer 16 nov, Jeu 17 nov, Lun 28 nov, Mer 30 nov

18h30-20h30

Salle JA01, Carré des Sciences, 1 rue Descartes, 75005 Paris

Pour ce séminaire, vous devez donner votre nom et présenter votre pièce d'identité ou votre passeport, à l'exclusion de tout autre document au vacataire du Collège.

 

Séminaire organisé avec la revue Transeuropéennes (www.transeuropeennes.eu) et en collaboration avec le Réseau scientifique de recherche et de publication en sciences sociales/TERRA (www.reseau-terra.eu).

 

Dans ce séminaire, il s’agit de se dépayser par le sud et par l’est. Si l’Eurasie, avec des connotations historiques diverses, va d’ouest en est, peut-on inverser le regard, et considérer nos vieux continents à partir d’autres perspectives  ? Nous examinerons le lien entre monothéisme, souveraineté, hégémonie, nation et ordre du monde, en tant que celui-ci se trouve peut-être aujourd’hui ébranlé. Nous serons à la recherche des épistémologies non « embedded », désenclavées, non incorporées à la nation. Ces humanités transnationales sont très difficiles à imaginer, tant cela implique de ne pas buter contre le seuil imposé de la modernité  : il s’agit de conceptualiser sans essentialiser, de s’inventer une nouvelle géographie imaginaire, tissée de filiations multiples et irrévérencieuses. L’enjeu est d’identifier l’origine et les modalités de circulation des savoirs, afin de tracer pour eux d’autres circuits  : comment la nation a-t-elle formaté les savoirs, le langage, comment a-t-elle colonisé l’imaginaire, tout en rendant invisibles d’autres histoires et d’autres potentialités humaines  ? Pourquoi, et de quelle façon, se dégager de cette vision nationale  ? Afin d’examiner la manière dont les continents sont aujourd’hui à la dérive, en particulier depuis la modernité et la fin de la guerre froide, on mettra cap au sud et à l’est, multipliant diagonales et obliques, à la recherche de nouveaux archipels et d’histoires alternatives.

 

Intervenants :

- Jeudi 20 octobre : Rada Ivekovic : Introduction, La nation en Asie

- Vendredi 21 octobre : Alain Brossat (professeur émerite, Université Paris 8) : Quand Foucault dit «  nous  »

- Mercredi 16 novembre : Rada Ivekovic : La fin de la guerre froide

- Jeudi 17 novembre : Nadia Tazi (CIPh) : Le réveil arabe et la nation mâle ; Susana Villavicencio (Université de Buenos Aires) : La nation en Amérique latine

- Lundi 28 novembre : Joëlle Marelli (CIPh) : «  Qu'est-ce qu'un juif  » ? Une passion des Lumières et Hélène Thomas (professeure de science politique, Université Aix Marseille 3, réseau TERRA) : À propos du nationalisme scientifique à la française dans les sciences sociales

- Mercredi 30 novembre : Rada Ivekovic  : Souverainetés et subjectivités  : épuisement du modèle westphalien, quoi après ?

 


Pouvoir et contestation. L’Inde depuis 1989…

le vendredi 1er juillet 2011, 15h-18h30
 

à la Fondation Maison des sciences de l’homme

salle 318,

190-198, Avenue de France/ angle Bd. Vincent Auriol
75013 Paris
Métro :  Quai de la gare, Bibliothèque François Mitterrand

 

Transeuropéennes, revue internationale de pensée critique, dans le cadre de son Atelier public, la Fondation de la maison des sciences de l’homme de Paris et TERRA, réseau scientifique de recherche et de publication vous convient à une rencontre avec Nivedita Menon et Aditya Nigam, au sujet de leur livre Power and Contestation. India Since 1989 (Hyderabad, Orient Longman Private Ltd. 2008), « Pouvoir et contestation. L’Inde depuis 1989 ».
Débat public, en anglais

 

Nivedita Menon, Jawaharlal Nehru University, New Delhi ;

Aditya Nigam, Centre for the Study of Developing Societies, Delhi ;

Etienne Balibar, University of California, Irvine; émérite Paris-X-Nanterre ;

Goran Fejic, analyste politique indépendant ;

Fabrice Flipo, revue Mouvements; Ecole de management, Télécom SudParis ;

Ghislaine Glasson Deschaumes, ISP-CNRS, fondatrice et directrice de Transeuropéennes ;

Michael Löwy, émérite du CNRS ;

Rada Ivekovic, Transeuropéennes, TERRA ;

Alain Oriot, Editions du Croquant ; TERRA ;

Gilles Tarabout, directeur du LESC-CNRS ;

Eleni Varikas, GTM-CRESPPA-CNRS et Univ. Paris-8 ;

 Max Jean Zins, CNRS-CERI, directeur du programme France-Inde en sc. soc., Fondation de la Maison des Sciences de l'Homme.

A quel prix social l’Inde est-elle devenue un pays émergent, alors que la libéralisation économique a facilité sa croissance, et que la mondialisation lui a permis d’ouvrir de nouveaux espaces politiques? Quelle est sa place en Asie et dans le monde?

- Nous sommes à la recherche de fonds pour publier le livre en question en français -

 

 

Les jeudis de l'IMA

Institut du Monde arabe

Jeudi 10 février 2011, 18h30

Salle du Haut Conseil

 

Partageant une vision ample de la traduction, de son rôle déterminant dans les pratiques interculturelles et dans le développement culturel et social, la revue Transeuropéennes et la Fondation Anna Lindh ont entamé, en 2010, un vaste état des lieux de la traduction en Méditerranée. Cette initiative sans précédent est menée avec plus d’une quinzaine de partenaires du monde arabe, des pays de l’Union européenne, de Turquie. Les premières conclusions et recommandations seront livrées le 10 février 2011 à l’Institut du monde arabe. S’ouvrira ainsi un débat sans fard sur la réalité actuelle des échanges intellectuels et culturels entre le monde arabe et l’Europe.

Avec : Mariangela Masullo, chargée de cours à l’Université Orientale de Naples ; Richard Jacquemond, traducteur et professeur à l’université de Provence, département d’Etudes Moyen-Orientales ; Martin de Haan, président du Conseil Européen des Associations de Traducteurs Littéraires (CEATL)  et Omar Berrada, écrivain et traducteur.

Débat introduit et animé par Ghislaine Glasson Deschaumes, directrice de la revue Transeuropéennes et du projet " Traduire en Méditerranée" à Paris.

Entrée libre. Vous êtes cordialement invité(e) et nous espérons votre venue.

 

 

 

 

 

Traduire : contre les séparations

un séminaire organisé par le réseau TERRA et la revue Transeuropéennes,

en partenariat avec l’Université Jean Monnet (Saint-Etienne)

 

samedi 18 septembre 2010 de 10h à 18h

 

Amphi III au Centre Panthéon de Paris-1

12, place du Panthéon, Paris 5ème

RER Luxembourg

 

A partir des publications suivantes :

·         Asylon(s) n. 7, “Que veut dire traduire?” url : www.reseau-terra.eu/rubrique171.html

·         Transeuropéennes (revue internationale de pensée critique) « Traduire » (1. le chantier de la différence des langues ; 2. Ouvrir la traduction) www.transeuropeennes.eu/fr/5/traduire

·         Transeuropéennes (version papier) n. 22/2002, « Traduire, entre les cultures ».

 

La journée de travail proposée par le réseau TERRA et Transeuropéennes est invitation à la lecture collective des chantiers ouverts par deux revues, Asylon(s) et Transeuropéennes sur les enjeux politiques et épistémologiques de la traduction.

Que l’on se place du point de vue du « chantier de la différence des langues », expression empruntée à Barbara Cassin pour accompagner la traduction du Vocabulaire européen des philosophies, qui fait l’objet d’un journal de bord dans Transeuropéennes, ou que l’on se situe dans une perspective plus ample, qui se propose d’appréhender les dimensions philosophique, anthropologique et politique du traduire, traduire s’impose comme un geste politique.

C’est ce geste auquel la revue Asylon(s)  et la revue Transeuropéennes s’intéressent et qu’elles ont choisi d’interroger ensemble, depuis la double perspective politique et épistémologique.

L’objectif de cette journée est donc de mettre en débat les textes publiés et proposés à la lecture, et de dessiner des pistes d’approfondissement.

 Programme:

 Matin (10 h-13 h)

Politiques de la traduction

Modératrice : Hélène Thomas (Université d’Aix, TERRA)

10 h-10 h15 Ghislaine Glasson Deschaumes (Transeuropéennes) et Rada Iveković (UJM, TERRA & Transeuropéennes), accueil des participants

10 h 15-10 h 30          Ghislaine Glasson Deschaumes, introduction

10 h 30-11h                Marc de Launay (philosophe, CNRS /archives Husserl de Paris-ENS-Ulm)

11h-13h                     débat avec les auteurs et l’ensemble des participants

 

Pause déjeuner (13h – 14h30)

 

Après-midi (14h30-17h30)

Les enjeux épistémologiques de la traduction


14 h 30-14 h 45          Rada Iveković, introduction
14h45-15h15              Marc Bernardot (Université du Havre, TERRA)

15 h15–17h15            débat avec les auteurs et l’ensemble des participants

 

17h30 –18h                Conclusion et projets éventuels

 

Le débat aura lieu en présence de, et avec la participation des auteurs d’Asylon(s) 7 et de Transeuropéennes, notamment : Michel Deguy, Clarisse Herrenschmidt, Orazio Irrera, Annie Montaut, Frédéric Neyrat, Anca Vassiliu, Stephen Wright

 

Ont également confirmé leur participation au séminaire : Abdelkader Belbahri (université Jean Monnet, Saint-Etienne), Francois de Bernard (GERM/www.mondialisations.org), France Bhattacharya (MSH, Paris; INALCO), Jacques Courcil (linguiste et musicien), Wendy Cutler (Université catholique, Angers), Geetha Ganapathy (Univ. Paris-13), Orazio Irrera (chercheur philosophe), Joëlle Marelli (CIPh, traductrice), Michel Naumann (Univ. Cergy-Pontoise/SARI), Maria Eleonora Sanna (philosophe, éditions La mauvaise herbe), Fernando Santoro (Univ. de Rio de Janeiro), Martine Spensky (Univ. de Clermont-Ferrand), Nadia Tazi (CIPh, auteure et éditrice), Jérôme Valluy (Univ. Paris-1, TERRA), Eleni Varikas (Univ. de Paris-8), Christiane Vollaire (auteure, philosophe).

 

Le numéro 7 de la revue Asylon(s) du Réseau scientifique de recherche et de publication TERRA, http://www.reseau-terra.eu/spip.php?rubrique171 , a publié une série de textes sur la traduction. Il s’agit de conférences données à l’université de Saint-Etienne [UJM] dans le cadre des Jeudis des sciences sociales. Les participants de cette série de conférences, tous invités à notre atelier, étaient : Etienne Balibar, Anne Berger, Michel Deguy, Ghislaine Glasson Deschaumes, Clarisse Herrenschmidt, Annie Montaut, Frédéric Neyrat, Stephen Wright

Transeuropéennes, www.transeuropeennes.eu/fr/5/traduire, dans sa nouvelle version en ligne et en quatre langues (français, anglais, arabe, turc), poursuit deux axes de travail dans sa rubrique « Traduire » :

-       « Ouvrir la traduction » (perspectives politiques, anthropologiques, philosophiques), à partir d’une remise en perspective des universels : Etienne Balibar, Philippe Büttgen, Irène Catach, Marwan Rashed, Alain de Libera, Orazio Irrera, Rada Ivekovic, Brett Neilson, Naoki Sakai, Jon Solomon…

-       Au-delà de la circulation des savoirs, travailler sur le chantier de la différence des langues (contextes, conditions, enjeux, conséquences, épistémologies), à partir notamment du journal de bord du Vocabulaire européen des philosophies. Avec : Barbara Cassin, Anca Vassiliu, Raja Ben Slama…  

Transeuropéennes n°22, « Traduire, entre les cultures/ Translating, Between Cultures » (2002), a proposé en 2002, en contrepoint du mot d’ordre du « dialogue des cultures », d’appréhender la traduction comme un mouvement de traversée des frontières, de séjour dans l’écart, et comme un moyen d’interroger tant les hégémonies que les intraduisibles. Avec : Marc Crépon, Nenad Misčević, Ranabir Samaddar, Richard van Leeuwen, Taieb Baccouche, Jean-Loup Amselle, Rada Iveković, Susan Buirge, Veena Das, Natalia Avtonomova, Samuel Beckett, Radomir Konstantinović, Etienne Balibar, Jan Assmann, Raja Ben Slama.

 

Vous êtes cordialement invité(e). Nous espérons votre venue.

Merci de faire circuler et de confirmer votre participation aux coorganisatrices :


Rada Iveković rivekovic[at]hotmail.com et Ghislaine Glasson Deschaumes gg[at]transeuropeennes.eu