La galerie de photographies

Graffiti

Ton amour est liberté
25 Janvier
Voilà ce qui s'est passé le 25 ... la révolution du 25 janvier
Le croissant et la croix
Nous sommes tous Khaled Said
Pars ... maintenant!
Il est tombé
Lève la tête, tu es égyptien
Révolution
Affiche civique
L'Egypte est notre pays, à tous
Egypte, tu es ma mère splendide
L'esprit de la révolution
La révolution du 25 janvier
Ils sont morts pour que nous vivions
Scène typique des campagnes égyptiennes

L'écho des commémorations a fait place à l'étendue du silence

Trace  est un projet culturel qui examine la valeur patrimoniale des sites monumentaux de la période socialiste en Bulgarie (1944-1989) et traite de leur intégration dans la ville contemporaine. Il s’agit de s’interroger sur la signification de tels lieux aujourd’hui et sur leurs potentialités en tant qu’œuvres architecturales et urbaines, faits de culture, et composantes du paysage. 

Hantant comme des fantômes les espaces publics, ces sites donnent la mesure des errements dans le noir d’une société qui cherche les repères de son identité. L’absence totale d’idées sur leur future destination (reconstruction, démolition, etc) en est une illustration patente.

Dans l'ordre de la galerie :

La Maison du parti communiste bulgare, mont Buzludja, 1977 (Architecte : Georgi Stoilov - Hauteur : 107m) Ce monument, situé dans les montagnes des Balkans, est le plus important monument idéologique en Bulgarie. Il fut érigé pour le 90ème anniversaire du congrès de Buzludzha, qui vit la fondation du Parti des travailleurs social-démocrates bulgares, ancêtre du parti communiste bulgare. Des unités militaires et des milliers de volontaires participèrent à sa construction, et une soixante d'artistes reconnus à sa décoration. Plusieurs dizaines de peintres et sculpteurs ont participé à sa décoration. Abandonné en 1989, il est totalement dévasté aujourd’hui. Il était surmonté d'une étoile rouge trois fois plus grande que celle du Kremlin. En 1991, l'ex-parti communiste céda le monument à l'Etat, et il est depuis abandonné.

Arche de la liberté, Beklemeto, 1978 (Architecte : Georgi Stoilov - Sculpteur : Velichko Minekov - Hauteur : 35m) Construit en hommage à l’armée russe libératrice, ce monument se trouve sur le plus haut point du défilé de Troyan qui traverse la chaine montagneuse des Balkans.

Monument « 1300 ans Etat Bulgare », Sofia, 1981 (Architecte : Atanasse Agoura - Sculpteur : Valentin Starchev - Hauteur : 35m.) Le monument fut érigé pour le 1300ème anniversaire de l’Etat bulgare, en 1981. Après les changements politiques de 1989, le monument a été complètement délaissé par les autorités.  En 2002, à l’occasion de la visite du pape Jean Paul II en Bulgarie, le débat était lancé : faut-il le détruire ou le réhabiliter ? Aujourd’hui, il attend sa réhabilitation et le projet final envisage de le repeindre en orange.

Complexe mémorial « Les défenseurs de Stara Zagora », Stara Zagora, 1977 (Architectes : Boris Davidkov, Blagoi Valkov -Sculpteur : Krum Damianov - Hauteur : 45m.) Le complexe mémorial fut construit à l’occasion du 100ème anniversaire de la bataille de Stara Zagora, une des batailles les plus importantes dans la guerre  russo-ottomane de 1877-1878, menée pour la libération de la Bulgarie contre l’Empire ottoman.

Monument de l'amitié bulgaro-soviétique, Varna, 1978 (Architecte : Kamen Goranov - Sculpteurs : Alyocha Kafedjiiski , Evgeni Baramov - Hauter : 23m.) Perché sur la colline « Turna tepé », où les forces russes étaient basées avant leur attaque victorieuse sur Varna contre les Ottomans (guerre de 1828-1829), le monument surplombe Varna . Il a été construit en 7 mois avec l’aide de 27 000 volontaires. 10000 tonnes de  béton et 1000 tonnes d’acier ont été utilisés pour sa construction. Plus de 20000 arbres avaient été plantés autour du monument qui, grâce à une multitude de spots, se voyait de très loin sur la mer. Le monument a été abandonné peu de temps après la chute du communisme. Sa flamme a disparu, de même que la devise inscrite en bronze : "l'amitié pour des siècles et à travers les siècles". Les espaces intérieurs, qui servaient aux réunions du parti, sont maintenant des dépotoirs.

 

 

Maison du Parti communiste bulgare,  le mont Buzludja, 1977
« Le lieu naturel n’est pas un contexte pour l’œuvre, mais une partie de l’œuvre. »  (Da Maria)
 Sans outils, sans mortier ni couleurs, je ne sais toujours pas comment accueillir des invités dans le présent.
"Levez-vous partis dénigrés, levez-vous esclaves du travail, opprimés et humiliés, levez-vous contre l’ennemi ! (...) »
Arc de la liberté, Beklemeto, 1978
L'écho des commémorations a fait place à l'étendue du silence
…et les montagnes alentours en rigolent encore.
Monument « 1300 ans de l'Etat Bulgare », Sofia, 1981
En ville nous le voyons sans le chercher, mais en le cherchant qu’aurions-nous vraiment à y voir ?
Complexe mémorial « Les défenseurs de Stara Zagora », Stara Zagora, 1977
Quelqu’un avance lentement pieds nus devant un public de béton ; quelqu’un a oublié le répertoire de cette journée, et se cherche de nouveaux mots pour demain
Je cherche désespérément des mots pour les distraire.
Monument de la Fraternité bulgaro-soviétique, Varna, 1978
« Partons ensemble. » (traduction du tag)

Les Antichambres

Le présent travail de Philippe Bazin a été réalisé durant l'été 2008 dans des centres d'hébergement et de rétention en Pologne. Il est conçu en interaction avec le travail philosophique de terrain mené par Christiane Vollaire auprès des réfugiés essentiellement tchétchènes en Pologne, et présenté dans son texte : "le Milieu de Nulle Part". Les photographies ne montrent pas les personnes, le texte ne présente pas les lieux.

Les Antichambres 1
Les Antichambres 2
Les Antichambres 3
Les Antichambres 4
Les Antichambres 5
Les Antichambres 6
Les Antichambres 7
Les Antichambres 8
Les Antichambres 9
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Les Antichambres 13
Les Antichambres 14